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Les CEP en question!

11 juin 2018 - Non classé

Les CEP en question

Eric Fremicourt a publié sur Linkedin

 
 

CEPJ’avoue avoir été sceptique lors de la création du Conseil en évolution professionnelle. Je ne comprenais pas qu’avec un nombre aussi important de centres de bilans de compétences, une faisabilité de financement de ces bilans extrêmement élevée (via le plan de formation, le DIF et potentiellement le CPF ou le congé bilan), les partenaires sociaux se soient accordés pour soutenir cette nouvelle prestation. Je fus très vite alerté par des responsables de centres de bilans et des consultants RH qui s’étonnaient que les organisations patronales aient pu accepter l’irruption d’une concurrence d’opérateurs publics qui allaient délivrer une prestation gratuite et ouverte à tous. Sensible aux problématiques des TPE PME qui n’ont pas de DRH, certains « petits patrons » enfin, voyaient dans le Conseiller CEP un interlocuteur « illégitime » qui allait pouvoir contester le résultat d’un entretien professionnel.

Lorsqu’il fut évident que le développement du CEP se ferait sans ligne budgétaire spécifique -sur les fonds de la formation professionnelle en fait – je fus encore plus surpris. N’y avait il pas un risque, par exemple, que dans les FONGECIF, les conclusions positives d’un conseiller CEP sur un projet professionnel soient remises en question par une commission paritaire lors de l’examen d’une demande de CIF ?

l’arrêté du 16 juillet 2014 avait fixé le cahier des charges du Conseil en évolution professionnelle en ces termes : 

¢ Vocation du CEP : « Le conseil en évolution professionnelle constitue un processus d’appui à l’élaboration et à la concrétisation des projets personnels d’évolution professionnelle des actifs qui en expriment le besoin et, le cas échéant, des projets de formation associés visant à accroître leurs aptitudes, compétences et qualifications professionnelles, en lien notamment avec les besoins économiques existants et prévisibles dans les territoires. Il prend la forme d’une offre de services telle que définie au présent cahier des charges, gratuite, accessible à tout actif indépendamment de son âge, de son secteur d’activité, de son statut et de sa qualification Pour les salariés, le conseil en évolution professionnelle peut s’articuler avec le contenu des entretiens professionnels dont ils ont bénéficié afin de mieux identifier leurs compétences, transférables ou non, celles requises pour un poste ou une fonction cible »

¢ Accessibilité : « Le conseil en évolution professionnelle est déployé au plus près des personnes dans les bassins de vie et d’emploi, dans le cadre du service public régional de l’orientation »

¢ Coordination des acteurs : Sa mise en œuvre opérationnelle nécessite la coordination des opérateurs du conseil en évolution professionnelle à un double niveau, national et régional.

¢ Communication : « Le conseil en évolution professionnelle fait l’objet d’une communication coordonnée en direction des bénéficiaires potentiels, tant sur l’offre de services proposée que sur les opérateurs chargés de sa mise en œuvre à l’initiative des pouvoirs publics ; des organisations syndicales de salariés et des organisations professionnelles d’employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel ; des employeurs et des instances représentatives du personnel au niveau des branches professionnelles et de l’entreprise et à l’initiative des opérateurs du conseil en évolution professionnelle eux-mêmes »

¢ Opérateurs indépendants : « Afin de garantir l’impartialité du conseil en évolution professionnelle, les opérateurs régionaux ne peuvent exercer ni une activité conduisant à la réalisation d’actions de formation ni une activité de service conduisant à la réalisation de prestations pouvant être mobilisées en appui du processus de définition et de mise en œuvre du projet professionnel ».

Un diagnostic objectif des résultats de la mise en œuvre du CEP permettrait de pointer de nombreux dysfonctionnements par rapport au cahier des charges de départ (A titre d’exemples, aucun déploiement nouveau ne s’est opéré sur les bassins d’emplois sinistrés ; la communication de l’ensemble des partenaires a été très faible ; sur les conflits d’intérêt, l’APEC, par exemple, cumule les activités de CEP et de centre de bilans habilité…par une autre structure de CEP !). Cet exercice serait douloureux pour les conseillers CEP impactés aujourd’hui par la réforme. Ceux-ci ont réalisé au mieux leurs missions avec des directives plus ou moins précises, des moyens de départ limités. Ils furent donc les « pionniers du CEP ». Engagés,ils attendent de pouvoir poursuivre leurs missions dans un cadre au besoin rénové mais surtout sécurisé. Le travail d’accompagnement des personnes est impliquant et pour la bonne réalisation de leurs missions (jusqu’en septembre 2019 pour les salariés du FONGECIF) et la sauvegarde de leur équilibre, il est urgent que soit défini le nouveau cahier des charges annoncé et les modalités de transfert de leur emploi.

C’est sur ce point, que je souhaite contribuer car polémiquer sur le passé est vain.

Le devenir du CEP passe, à mon sens, par le recentrage sur un objectif simple :

Offrir un espace de dialogue et de conseil à toute personne confrontée à un questionnement sur son devenir professionnel.

Cette finalité, selon moi, pourrait déboucher sur une prestation courte, en « face à face physique », structurée, débouchant ou non sur une prescription.

Dans le nouveau contexte de la réforme, le CEP ne peut plus rester un parcours en différents niveaux discontinus et aléatoires, un entretien d’aide à la formation (comment présenter mon dossier CIF et demain ma demande de CPF de transition), un conseil en financement (abondement…), une forme de bilan de compétences allégé…

Pourquoi courte ? Parce que le dispositif doit répondre à un besoin croissant de conseil individualisé et personnalisé. Depuis l’étudiant confronté au choix de son Université (Parcoursup), jusqu’au potentiel besoin de l’auto entrepreneur isolé, en passant par le salarié en CDD à double employeur… il y a des BESOINS ENORMES DE CONSEIL. Les personnes sont désarçonnées face aux portails internet, aux options pré programmées des centres d’appel (« si vous voulez… tapez 1 » !). Il faut donc positionner une offre GRAND PUBLIC D’ENVERGURE ce qui impose en contre partie, du fait des contraintes économique, une prestation courte.

Pourquoi en face à face physique ? Les personnes aujourd’hui, surtout les plus fragiles, souffrent d’un déficit de considération et attendent une écoute active de leurs interlocuteurs. Il faut aller à leur rencontre au moyen de permanences locales avec des partenaires, de Bus itinérants….C’est même un enjeu de société d’offrir un vrai service d’écoute et de conseil en matière d’emploi.

Pourquoi structurée ? Chaque intervention doit déboucher sur une fiche de synthèse pour assurer une traçabilité de la prestation et une potentielle prescription auprès d’un tiers compétent (c’est l’ordonnance du médecin généraliste qui prescrit une consultation chez un spécialiste). Ainsi le conseiller CEP pourrait il devenir le partenaire actif de tous les centres de ressources territoriaux (maisons des métiers et des professions, chambres de commerce, chambres des métiers, communes, centres de formation, centres de bilans de compétences, conseils en recrutement et d’une manière générale tous les nouveaux opérateurs de l’emploi…).

Ce serait pour tous les conseillers CEP, dont une partie importante est constituée de généralistes, une « sortie par le haut » de répondre à ces nouveaux besoins.

Certains préféreront valoriser leurs compétences acquises en rejoignant des cabinets spécialisés dans le « capital humain ».

Reste les questions de financement, le nouveau CEP devrait être gratuit. Pour cela, les partenaires sociaux, puis les pouvoirs publics, ont acté une ligne budgétaire (260 millions, d’après mes informations). Ce financement sera il pérenne si, dans le même temps, son déploiement est confié au secteur privé ? Certains opérateurs potentiels s’interrogent même sur la faisabilité d’une prestation qui isolée des demandes de formation risque de ne pas « décoller ».

Ne peut on pas imaginer une configuration qui permettrait d’insérer les opérateurs de ce service dans une forme de service à la personne dont on connait le puissant potentiel de développement et qui fait l’objet de traitements fiscaux incitatifs ? Pour cela, les pouvoirs publics ont la main.

C’est aussi aux conseillers CEP d’exprimer la vision qu’ils ont de leur métier et leur projet professionnel…

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